Au détour d’un week-end à Budapest en fin d’année dernière, mon amie Manon me parle d’un roman qu’elle a lu et adoré : la Chute des géants, de Ken Follet. Sachant que l’un de mes projets d’écriture actuels se déroule en plein début du 20èmesiècle, elle s’empresse de m’en conseiller la lecture pour peaufiner mes recherches historiques.

Prise dans mon quotidien, emportée par d’autres lectures, je finis enfin par me procurer l’ouvrage au mois de mai et… je le dévore. J’ai non seulement apprécié la qualité de l’écriture mais aussi et surtout, la fine frontière entre fiction et réalité. Les personnages créés par l’auteur côtoient ainsi Lénine, Churchill, ou encore Clémenceau et écrivent petit à petit l’histoire de la première guerre mondiale sous l’angle de chaque nation engagée dans le combat.

Je ne suis généralement pas amatrice des romans où l’on alterne les personnages au fur et à mesure des chapitres. Pourtant ici, chaque pays est représenté par un ambassadeur qui apporte un point de vue différent sur le conflit, apportant un rythme bienvenu au roman.

Le réalisme historique est incroyable pourtant, la plume et les personnages fictifs ne sont pas en reste. Qu’il s’agisse de l’anglais Fitz, de l’allemand Walter ou bien du russe Grigori : leurs histoires personnelles sont aussi intéressantes qu’attachantes. Nous les retrouvons donc avec impatience à chaque fois, aussi bien pour découvrir la suite de leur histoire personnelle que pour comprendre les décisions politiques prises par leurs pays à chaque étape du conflit.

Grâce à ce livre, j’ai non seulement pu récolter de précieuses informations pour l’écriture de mon roman, mais j’ai aussi passé un excellent moment, plongée dans les intrigues de la première guerre mondiale.

A la fin de ma lecture, j’ai eu une pensée pour un ancien professeur d’histoire que j’avais eu au lycée. Il était passionné par son métier et chaque cours ressemblait à une pièce de théâtre. L’Histoire devrait toujours être enseignée ainsi, et les romans historiques comme celui de Ken Follet proposés aux élèves pour redonner vie au passé.