Les Halliennales, chapitre 2

Quand j’ai entendu la sonnerie hurler à 6h15 le samedi 6 octobre 2018, j’ai ronchonné et eu la subite envie d’envoyer valser mon téléphone portable. Pourtant, juste avant de voir mon seul moyen de communication meurtri, je me suis souvenue de la raison de ce réveil matinal et je suis sortie en toute hâte de mon lit. Je me rendais aux Halliennales.

Je me suis rapidement rendue sous la douche et me suis laissée envahir par les souvenirs. L’an passé, j’étais allée pour la première fois à ce salon littéraire dédié à l’imaginaire. J’y avais rencontré des auteurs de ma maison d’édition (aujourd’hui devenus de véritables amis), et j’avais surtout fait la connaissance de (futurs) lecteurs chaleureux et bienveillants. Un jeune garçon timide, notamment, m’avais émue presqu’aux larmes en m’offrant des chocolats, mon tout premier cadeau en tant qu’auteur. Il m’avait donné l’impression d’être JK Rowling, tant il semblait impressionné de me rencontrer, et cette année-là, j’avais compris à quel point écrire un livre allait changer ma vie.

Impatiente de retrouver cet environnement fantastique, je suis sortie de ma douche et j’ai dévoré quelques tartines de pain complet avant d’enfiler mon manteau et courir jusqu’au métro. Comme d’habitude, j’ai trop trainé en me remémorant le passé et j’ai failli manquer mon train pour Lille. Mais heureusement, la chance était de mon côté, et j’ai attrapé mon carrosse 5min avant son départ (trop facile !).

Une heure plus tard, j’ai retrouvé Adeline Dias, pour rejoindre la si réputée contrée d’Hallennes-Lez-Haubourdin et chanter du disney toute la journée. Arrivée au Complexe Pierre de Coubertin, j’ai vite repris mes marques et me suis installée sur le stand de Rebelle éditions, entre ma copine-trou-de-nez et Maddy Facchin, la romantique. Heureusement, je n’étais pas loin non plus de mon éditrice Astrid, qui comptait bien tout organiser d’une main de maître.

J’ai fait un rapide bisou à Maxime Gillio et Sophie Jomain, les faiseurs de miracle et organisateurs de ce si beau salon (merci encore !), et à 10h le rideau s’est levé avec l’adorable photographe officielle de l’évènement, Dorinne. Elle a immortalisé la journée avec son beau sourire et une belle grimace de ma part, comme d’habitude.

Ensuite, tout s’est enchainé. Les premiers visiteurs sont arrivés sur le stand de Rebelle éditions et certains, plus nombreux que je ne l’aurais espéré, sont venus acheter la suite de Phitanie. Quelle joie de retrouver ces personnes rencontrées l’an passé et de partager avec eux des rires, des sourires, des avis complices. Quelle émotion quand de si nombreux lecteurs m’ont offert des cadeaux : une jolie tasse d’Adrien, du chocolat de Ma Guette, un livre de Fred, et des harlequins de mon « fan numéro 1 » qui m’avait tant émue en 2017. J’ai eu l’impression d’être à part et j’ai eu peine à exprimer la reconnaissance et l’amour que je leur portais en retour. Vous êtes mes plus beaux présents…

A l’heure du déjeuner, j’ai retrouvé Fred. Contrairement à l’an passé où j’avais mangé des frites sur le pouce, Fred avait obtenu avec malice et piston un accès à la cantine privilégiée des auteurs invités au salon. Un moment que je n’oublierai pas de sitôt, tant pour les confidences échangées, que pour l’histoire de « hamster » imaginée avec mon voisin de table, un certain Patrick-900-euros-par-mois.

Le reste de la journée a été à l’image de la matinée. Des lecteurs sont venus acheter la suite de Phitanie, d’autres ont choisi de découvrir le premier tome dont ils avaient entendu parler par le biais de bloggueurs, notamment Aurélien et Un K à part, auxquels j’ai pensé avec affection. De nouveaux chroniqueurs se sont d’ailleurs laissés tenter par l’univers de Phitanie, comme Valérie ou Féline, et d’autres sont passés me saluer comme Audrey, le temps d’une photo dossier.

J’ai également retrouvé l’illustratrice de mes livres, Marie-Laure Barbey, dont j’admire le talent et que j’apprécie énormément pour ses qualités humaines et sa gentillesse. J’ai aussi longtemps discuté avec les organisateurs du salon Atrebatia, à Arras, qui m’ont annoncé la semaine dernière ma participation à la prochaine édition.

Autant dire que lorsque je me suis retrouvée à la gare de Lille pour rentrer à Paris, j’avais des rêves pleins la tête…

Merci à tous pour cette journée incroyable !